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Jean-Paul Fournier

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Actualité Politique

Vendredi 29 mars 2013 5 29 /03 /Mars /2013 15:08

En 2007, Nicolas SARKOZY prônait la rupture avec l’ordre ancien. En 2013, François HOLLANDE semble porter une toute autre rupture, celle du lien qui doit unir un peuple à son timonier, dans un navire au cœur de la tempête. Loin d’être rassurant, le Chef de l’Etat n’a fait que renforcer l’anxiété que sa personne et sa politique dégagent auprès des Françaises et des Français.

 

Alors que l’attente est forte en matière économique et sociale, nous avons eu un discours sans volontarisme, timoré, tiède, fade. Je regrette cette posture qui semble nier d’un revers de main l’ampleur, sans précédent, de la crise que traverse l’Europe et notre pays en particulier. La conjoncture nécessite la prise de décisions fortes et non des propos nébuleux et hésitants. La fameuse boîte à outils n’est certainement pas à la hauteur des graves circonstances. Non seulement les instruments ne son pas adaptés, mais leurs actions respectives se contredisent.

 

A l’automne, en reprenant une partie des mesures du rapport GALLOIS, François HOLLANDE avait laissé entendre que sa politique était désormais tournée vers le monde de l’entreprise. Bonne nouvelle. Hier, il a parlé de « choc de simplification » pour fluidifier l’économie. Deuxième bonne nouvelle. Mais dans le même temps, il propose, pour réduire le coût du travail, un crédit d’impôt, dont les procédures sont un véritable bourbier administratif, et met en avant une taxe à 75% pour les hauts revenus pesant uniquement sur les entreprises.

 

Retraite, Europe, fiscalité, sur de nombreux sujets le Chef de l’Etat s’est englué dans ses contradictions. Entre ses engagements de campagne et le principe de réalité, le pays louvoie……..une chatte ne retrouverait pas ses petits. D’ailleurs, pour continuer dans la métaphore animalière, Martine AUBRY, sa meilleure ennemie, avait bien dit, à propos de François HOLLANDE : « quand c’est flou, c’est qu’il a un loup ». Avec l’accumulation de zones d’ombre et de contradictions dans l’action du Président de la République, il semble que la France est belle et bien au milieu de la meute. Une situation désormais intenable pour retrouver le chemin de la croissance.           

Par jean-paul fournier - Publié dans : Actualité Politique
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Mardi 26 mars 2013 2 26 /03 /Mars /2013 12:00

Dans son entreprise de démolition systématique des mesures prises lors du précédent quinquennat, l’Assemblée nationale vient d’abroger une mesure qui permettait à des jeunes  de 14 ans d'apprendre un métier et de poursuivre parallèlement leur scolarité. Raison invoquée ? L’idée que l’apprentissage précoce empêcherait les élèves d’acquérir un socle de compétences auquel tout jeune aurait droit !

 

Tant de naïveté et d’angélisme alors que le chômage touche 25,7% des jeunes laissent songeur…Mais voilà, depuis trop longtemps notre pays souffre d’une tradition de pensée qui fait du savoir académique la seule voie d’excellence et qui considère avec une certaine forme de mépris le pragmatisme de l’apprentissage. Or, nous savons tous combien cette hiérarchie implicite des enseignements  pèse  sur notre système éducatif  et que dans le culte d’une égalité mal comprise  elle   conduit d’innombrables étudiants, bardés de diplômes, dans des filières sans débouché !

 

Pour en avoir moi-même fait l’expérience, l’apprentissage est une chance pour beaucoup d’élèves et  une arme efficace contre le chômage. C’est un système de qualification recherchée par les entreprises qui fait ses preuves chez nos voisins européens et qui mériterait toute notre attention dans la crise économique que nous traversons. A vouloir le même savoir pour tous, utopie qui a montré ses limites par l’échec de notre système scolaire, l’Education nationale ferait mieux d’œuvrer à faire de la professionnalisation une voie d’excellence, au même titre que la formation générale ! Vœu pieu ?

Par jean-paul fournier - Publié dans : Actualité Politique
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Lundi 18 février 2013 1 18 /02 /Fév /2013 08:42

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Par jean-paul fournier - Publié dans : Actualité Politique
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Vendredi 15 février 2013 5 15 /02 /Fév /2013 10:57

Dès le lendemain de sa prise de fonction, le Ministre de l’Education nationale avait annoncé sa décision irréversible de procéder à la réforme des rythmes scolaires. Relayée largement dans la presse, la campagne de communication autour de cette réforme a été nourrie par Vincent PEILLON lui-même, sans concertation, sans même que les premiers concernés, notamment les maires, n’aient bénéficié de l’ensemble des informations nécessaires.

 

Depuis le 26 janvier dernier, date de publication au journal officiel du décret n° 2013-77 relatif à l'organisation du temps scolaire dans les écoles maternelles et élémentaires, l’incertitude n’est plus de mise. Les maires sont donc les seuls payeurs du ministre prescripteur, sans même attendre le projet d’un nouveau décret visant à assouplir, sous certaines conditions, les taux d’encadrement réglementaires des activités périscolaires et la discussion du projet de loi d'orientation et de programmation pour l'école.

 

En ma qualité de Maire et de Parlementaire, je me vois obliger de me faire le relais de nombreuses collectivités concernant cette réforme. Si le Ministre a avancé quelques pistes de financement très partiel pour la mise en place de ce nouveau dispositif la première année, ses propos laissent entendre que les collectivités ne pourront compter que sur elles-mêmes en termes de moyens humains, logistiques et financiers pour offrir le meilleur accueil à nos enfants.

 

La réforme proposée ne manquera pas, en l’état, de creuser les inégalités entre les enfants des différents territoires, puisqu’il y a déjà, aujourd’hui, un écart très grand entre les communes plus aisées et celles plus modestes, avec des crédits pédagogiques mis à disposition des écoles qui peuvent varier de 1 à 10 selon les collectivités. L’égalité Républicaine commande que chaque enfant puisse bénéficier de moyens et de chances identiques, quel que soit son lieu de résidence.

 

A mon sens, cette réforme aurait du être guidée par deux objectifs : la volonté d’offrir toutes les chances de réussite à nos jeunes et le respect du travail accompli sur le terrain par les élus au service des enfants de nos communes. Aux idées doivent correspondre le juste moyen de les appliquer. Aujourd’hui, il est donc plus qu’urgent et raisonnable que le Ministre entame une profonde concertation de tous les acteurs du milieu éducatif (enseignants, parents d’élèves, associations…). 

Par jean-paul fournier - Publié dans : Actualité Politique
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Vendredi 8 février 2013 5 08 /02 /Fév /2013 13:47

LOGO D~1Je viens d’interroger au Sénat, le Ministre de la Défense sur le devenir des forces prépositionnées en Afrique qui ont montré toute leur pertinence ces derniers mois. L'opération Serval au Mali, mais également l'engagement en République centrafricaine au cours du mois de décembre 2012, ont en effet souligné combien la réactivité de nos armées et leur aptitude à la projection dans l'urgence tiennent notamment à l'existence de bases en Afrique et de forces immédiatement disponibles et projetables conséquentes. À l'heure où les travaux de révisions du Livre blanc sur la Sécurité et la Défense nationale de 2008 sont en cours et alors que nombre de voix s'élèvent pour réduire cet outil militaire, dans son format et ses capacités, au titre des efforts, certes légitimes, de réduction de la dépense publique, je lui ai demandé de préciser ce qui est envisagé pour la présence de l'Armée française en Afrique dont l'intérêt stratégique dans la lutte contre les mouvements terroristes internationaux et la défense de notre sécurité vient de se rappeler à notre pays de façon criante.

 

J’ai également attiré l’attention de la Ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie sur la récurrence des accidents de chasse qui ont causé entre avril 2012 et février 2013 le décès de 53 personnes.  En effet, nombre de ces accidents, dont les victimes ne se situaient pas dans l’environnement immédiat du tireur, ont été mortellement touchées de par la puissance et la portée des armes employées. Pour autant, ces armes et munitions satisfaisaient aux exigences de la règlementation en vigueur à savoir, l’arrêté ministériel du 1er août 1986 modifié encadre l’emploi des armes et des munitions prohibées pour l’exercice de la chasse de tout gibier et pour la destruction des animaux nuisibles. Il s’avère que par la puissance autorisée, voire exigée, certaines de ces armes et munitions ont une portée de plus de 1000 mètres ce qui selon les terrains de chasse est totalement superfétatoire et peut engendrer un danger réel pour ce qui est d’une part, des balles perdues, et d’autre part de la possibilité matérielle pour le chasseur de mettre en joue des cibles suffisamment éloignées pour qu’il ne puisse avoir la certitude de leur nature, ce qui fut la cause d’un drame récent dans mon département du Gard. En conséquence je lui ai demandé si un réexamen attentif de l’arrêté précité, ne pourrait pas aboutir à une meilleure adaptation des armes et des munitions autorisées aux gibiers et aux conditions de chasse comme semblent le demander nombre de responsables cynégétiques. 220px-Gaston_Doumergue_1924.jpg

Enfin, dans le cadre du 150ème anniversaire de la naissance de Gaston DOUMERGUE, né le 1er août 1863 à Aigues-Vives, qui fut Président du Sénat, avant d’accéder au mandat suprême de Président de la République, j’ai saisi, par courrier, le Président du Sénat, au sujet de ses intentions sur l’organisation d’une cérémonie ou toute autre forme d’hommage à cette occasion. Je lui ai d’ailleurs indiqué qu’il me semblait opportun d’apposer une plaque sur le siège qu’il occupa dans l’hémicycle avant qu’il n’accède au plateau, à l’instar de celles qui rappellent au souvenir d’autres illustres membres de notre assemblée. D’ailleurs, je suis persuadé que les Gardois et leurs élus seraient particulièrement honorés que la mémoire de l’un d’entre nous, haut personnage de la IIIe République, puisse être, dans le courant de cette année, au centre de l’attention de l’Institution qu’il a présidée.

Par jean-paul fournier - Publié dans : Actualité Politique
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