Lundi 6 septembre 2010 1 06 /09 /2010 17:35

A l'occasion de la commémoration de la libération de Nîmes, j'ai remis le diplôme d'Honneur aux anciens combattant de l'Armée Française de 1939-1945.

Voici le discours que j’ai prononcé lors de cette cérémonie:

 

« C’est un grand honneur pour moi, d’être parmi vous, dans ces Jardins de la Fontaine, afin de vous rendre un hommage solennel, 70 ans après l’une des périodes les plus  sombres de l’Histoire de France.

Vous avez fait partie de ceux qui se sont battus pour la liberté et l’indépendance de la Nation.

C’est donc avec la plus grande émotion et le plus grand respect que je me plie à cette cérémonie.

En effet, à la demande du Président de la République, le Secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens Combattants, Monsieur Hubert FALCO, a chargé, le Maire que je suis, de vous remettre personnellement un diplôme d’Honneur. 

Je dois dire que c’est la première fois que tous les combattants français de cette période vont être collectivement récompensés, quels que soient leurs origines, leurs lieux de résidence ou les unités au sein desquelles ils ont servi.

Nous avons choisi de faire coïncider cette remise de diplômes avec la cérémonie commémorant la libération de Nîmes.

Certains ici s’en souviennent, le 25 août 1944, les troupes d’occupation allemandes ont quitté la Ville, laissant place aux soldats français commandés par l’illustre Général de Lattre de Tassigny.

Ce fut un véritable moment de joie et de délivrance fêté sur l’Esplanade, en présence des nouvelles autorités.

Cette libération nationale, qui s’étale jusqu’en mai 1945, met un terme à 5 années de guerre, de restriction, de discrimination, de combats, d’exécutions et de souffrances.

Il me faut ici avoir une pensée à la mémoire de ceux, soldats, maquisards ou résistants, qui sont morts pour que vive la France.

Leur sacrifice, leur abnégation, leur courage doivent être un exemple pour nous tous.

Nîmes, comme toute la zone dite libre, n’a vu arriver les troupes allemandes qu’à la fin de l’année 1942.

Pourtant la Ville vivait au rythme de la guerre depuis mai 1940 et la campagne de France.

La défaite de juin, ne doit surtout pas nous faire oublier l’importance des combats du début de ce conflit devenu mondial.

En 1940, les soldats, les marins, les aviateurs, aux côtés des alliés anglais, belges ou polonais se sont illustrés sur de multiples théâtres d’opération sur le territoire national et en Norvège.

Mais, ils n’ont pas pu arrêter le « rouleau compresseur » allemand. 

Ainsi, ce que l’historien Marc Bloch a nommé « l’étrange défaite », suivie par la mise en place du régime de collaboration du Maréchal Pétain, a été l’élément déclencheur pour un certain nombre de Français de l’intérieur et d’ailleurs.

L’appel du 18 juin, prononcé à Londres par le Général de Gaulle, visionnaire et insoumis, a sonné l’alarme de la résistance face à l’inacceptable.

Grâce à ces quelques mots, aujourd’hui gravés dans les pages de l’Histoire, l’armée des ombres prenait forme. 

Je dois dire que ce geste visionnaire et fédérateur a permis à la France de préserver ses valeurs, d’organiser la Résistance et de garder une certaine idée d’elle-même.

Pendant près de 5 ans, les partisans et les militaires se sont battus afin de sauvegarder un « pacte vingt fois séculaire entre la grandeur de la France et la liberté du monde ».

En effet, à l’extérieur la France libre a participé aux grandes batailles alliées et s’est illustrée, sous l’impulsion du Général de Gaulle à Bir-Hakeim, sur le front russe, au Mont Cassin ou sur le territoire national, lors de la libération du pays, après les débarquements de Normandie et de Provence.

A l’intérieur, face à un régime de Vichy collaborationniste et une occupation allemande toujours plus inhumaine, la Résistance s’est mise peu à peu en place, se caractérisant par des dizaines de faits de sabotage et de transferts d’informations.

Très vite les réseaux et les mouvements se sont créés afin de nuire à l’ennemi et de perpétrer la flamme républicaine.

Le 11 novembre 1942, alors que les troupes allemandes débarquent à Nîmes, certains ont bravé l’interdit et manifesté symboliquement le jour anniversaire de la victoire de 1918.

Parallèlement, dans les zones rurales comme le pays cévenol, se constitue une véritable armée clandestine, plus connue sous le nom de Maquis. 

En 1943, sous l’impulsion du Général de Gaulle et grâce à la persuasion de Jean Moulin, la résistance intérieure se structure et s’organise pour devenir une force indispensable à la libération du territoire.

Ainsi, en amont de l’arrivée des alliés, des parties entières du territoire national se sont libérées seules comme la Corse ou la Ville de Paris.   

Néanmoins, ces combattants de l’ombre ont souffert de la barbarie de l’occupant nazi, qui n’a pas hésité à torturer, déporter et exécuter de nombreux résistants devenus aujourd’hui des martyrs. 

Mesdames, Messieurs,

Ce bref rappel historique démontre la variété des profils des combattants que vous avez été entre 1939 et 1945.

Votre patriotisme, votre amour de la liberté et de la justice ont été le ciment fédérateur de votre engagement commun.

On doit à chacune de vos actions, la victoire de la France et des Alliés.

On doit à chacun de vos combats respectifs un peu de notre liberté et de la paix retrouvée.

Je veux dire combien la Nation peut être fière de vous compter comme ses premiers défenseurs.

Toutes vos actions, engagées alors que vous étiez très jeunes, font honneur à la France et à la République.

Je vous transmets personnellement, à chacune et à chacun d’entre vous, toute la gratitude et l’admiration des Nîmois et, plus largement, des Françaises et des Français.

Vous avez été un rempart humain, pour la défense de nos valeurs, face à l’inhumain, face à l’horreur du nazisme.

Avant de terminer mes propos, je veux dire combien il est important de cultiver la mémoire pour les générations futures.

Ce devoir républicain indispensable doit permettre d’éviter les trop nombreuses erreurs du passé.

Chacun doit être conscient que la civilisation européenne a bien failli périr à jamais à ce moment précis.

Le souvenir de cette période noire doit donc être un élément fondateur de l’éducation de nos enfants, permettant ainsi de cultiver la paix et de perpétrer la mémoire de ceux qui l’ont défendue. 

Je veux remercier chacun des 150 récipiendaires, anciens combattants, qui ont pu venir jusqu’ici pour cet hommage symbolique et collectif.

Il est vrai que j’aurais souhaité personnellement vous remettre à chacune et à chacun d’entre vous ce diplôme d’Honneur.

Mais, vous comprendrez aisément que pour des raisons logiques d’organisation, vous serez invités, à l’issue de cette cérémonie à récupérer votre diplôme, accompagné d’un petit présent.

Ceci n’enlève en rien toute l’estime et tout le respect que j’ai pour vos parcours, pour tous vos combats.

Il me faut également avoir une pensée pour celles et ceux qui se sont engagés à vos côtés et qui n’ont pas pu faire le déplacement, souvent pour des raisons de santé.

Vous le savez, l’amour de la Patrie est une flamme qui ne s’éteindra jamais.

Vive la République et Vive la France». 

 

 

 

Par jean-paul fournier
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Jeudi 1 juillet 2010 4 01 /07 /2010 10:47

J’ai pris connaissance aujourd’hui de l’arrêt de la Cour d’Appel réformant le jugement prononcé à mon encontre le 9 novembre 2009 par le Tribunal Correctionnel de Nîmes.

La Cour n’a retenu qu’une simple peine d’amende, d’ailleurs fortement réduite par rapport à la décision de première instance.

Elle a explicitement refusé de prononcer une peine accessoire d’inéligibilité.

En ce sens la Cour a suivi les réquisitions de l’avocat Général qui avait souligné que dans ce dossier, il n’y avait eu aucun comportement frauduleux ni enrichissement personnel et que l’ensemble de l’affaire relevait plus de l’imprudence.

Les mois qui viennent de s’écouler ont été une épreuve difficile à vivre pour moi, mais surtout pour mes proches.

Toujours convaincu de ma bonne foi, je prends acte de cette décision qui me permet d’assumer les responsabilités que m’ont confiées les Nîmois et les Gardois.

Je tiens à remercier très sincèrement toutes celles et tous ceux, anonymes, proches ou élus de droite et de gauche, qui m’ont témoignés leur soutien au cours des dernières semaines. Ces petits gestes ou ces quelques mots ont été pour moi un réconfort permanent.

Par jean-paul fournier
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Mercredi 19 mai 2010 3 19 /05 /2010 09:59

Cette Féria de Pentecôte 2010 est un véritable feu d’artifice aux centaines de couleurs qui va illuminer la Ville de Nîmes durant 6 jours intenses de fêtes.

 

Le bleu est sans nul doute la couleur de l’ouverture de cette Féria avec une pégoulade sous le signe de l’histoire de la toile denim, qui vît le jour dans la Cité au XVIIIème siècle.

 

Le sable blanc des arènes antiques sera, comme chaque année, le cœur de la fête avec une temporada de grande qualité. Nîmes, première piste de France, va encore une fois accueillir les plus grands maestros du moment et des élevages de renom. Je pense, par exemple, à la venue des redoutables Miura, au mano à mano Condé-Morente de la Puebla, ou la présence des grandes figures du moment tel qu’Enrique Ponce, El Juli, Juan José Padilla, Castella ou Daniel Luque.

 

La Féria 2010 c’est également le noir des masques africains que présente le Musée des Cultures Taurines, dans une exposition originale consacrée à la représentation du taureau dans l’art d’Afrique noire. 


Le cheval sera aussi de la fête avec des représentations de l’Ecole Royale Andalouse d’art équestre dans cet écrin vert que constitue, en plein centre ville, le Jardin de la Fontaine.

 

La Féria de Pentecôte, ce sont, comme chaque année, les multiples couleurs de la foule qui assiste, au détour d’une rue du centre historique, aux différentes animations : fanfares, danses, spectacles, courses de chevaux camarguais et concerts devant la Maison Carrée avec la venue d'Olivia Ruiz.

 

Comme chaque année, Nîmes va devenir le lieu d’une fête immense, belle et populaire.

Par jean-paul fournier
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Samedi 8 mai 2010 6 08 /05 /2010 08:52

J’ai effectué il y a quelques jours un séjour à Meknès, ville jumelée avec Nîmes depuis 5 ans, en compagnie de certains de mes collègues du Conseil Municipal. Ce nouveau déplacement m’a permis de rencontrer le nouveau Président de la Commune Urbaine de la Ville, Monsieur Ahmed HILAL et de découvrir l’impressionnant Salon International de l’Agriculture au Maroc (SIAM). Je dois dire que mon homologue nous a accueillis de manière très chaleureuse, permettant ainsi d’entamer une nouvelle étape dans le partenariat entre nos deux villes. Dans ce cadre, certains dossiers ont été abordés et des conventions spécifiques devraient être signées lors de la future venue de Monsieur HILAL au mois de septembre.

 

Le SIAM est le plus grand rendez-vous de ce genre au Maroc et permet d’avoir un aperçu sur l’ensemble de la fabuleuse production locale. Ainsi, j’ai pu constater la variété et la qualité de l’agriculture de ce véritable garde-manger qu’est le Maroc. Sous le haut patronage du Roi Mohamed VI, ce salon réunit les stands des 16 régions du Royaume et ceux de pas moins de 30 pays, dont la France. Lors de ma visite, j’ai d’ailleurs eu l’honneur de rencontrer le Ministre de l’Agriculture et de la Pêche Maritime, Monsieur Aziz AKHANNOUCH.     

 

Meknès est sans nul doute la capitale agricole du Maroc, grâce à la viticulture, l’oléiculture ou l’arboriculture. Des productions que l’on retrouve à Nîmes et qui unissent un peu plus les deux Cités.

 

Lors de mon déplacement, j’ai pu également visiter à nouveau la médina de Meknès, en pleine restauration et le site de Volubilis, tout deux inscrits sur la liste du Patrimoine Mondial de l’UNESCO. J’ai enfin assisté, aux côtés du Wali de la région Meknès-Tafilalet, Monsieur Mohamed FAOUIZI, à une gigantesque Fantasia réunissant près de 800 chevaux venus des 4 coins du pays. Cette manifestation impressionnante conforte le Maroc, comme grande patrie des équins. J’espère pouvoir faire venir à Nîmes, dans les années à venir, un tel spectacle.

 

Ce séjour m’a encore une fois conforté dans l’idée de l’importance du partenariat entre nos deux villes, fondé sur l’amitié franco-marocaine et l’échange de compétences.

Par jean-paul fournier
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Mardi 4 mai 2010 2 04 /05 /2010 11:18

 

J’ai appris avec beaucoup de préoccupation l’agression inacceptable qui s’est déroulée dimanche devant la synagogue de la rue Roussy et qui fait honte à notre République.

 

Mes pensées vont d’abord à la victime, à qui je souhaite un bon rétablissement.

 

Je ne peux que condamner ce geste à caractère antisémite qui touche directement la communauté juive de Nîmes et plus généralement, l’ensemble des croyants de cette religion.

 

J’ai rappelé à Paul BENGUIGUI, Président de la Communauté du Gard, que je suis à ses côtés dans ce moment délicat et que je partage tout à fait ses inquiétudes. Je ne resterai pas inactif face à cet acte regrettable, qui aura, je l’espère, une réponse judiciaire.

Je continue à penser que la Laïcité française, pilier fondamental de nos institutions, est une garantie de la liberté religieuse de chacun. 

 

C’est d’ailleurs l’article 10 de la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, qui le stipule clairement : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi ». Je rappelle que cet article fut écrit sous l’influence du révolutionnaire nîmois, Jean-Paul Rabaut de Saint-Étienne. 

Par jean-paul fournier
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