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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 10:57

L’Assemblée a donc voté la nouvelle délimitation de régions avec 13 entités territoriales, validant la fusion entre Midi-Pyrénées et le Languedoc-Roussillon. Elle n’a pas souhaité suivre le Sénat, avec ses 15 régions et son Languedoc-Roussillon indépendant. A tout point, comme actuellement sur la loi MACRON, le gouvernement a fait preuve de mépris, d’impréparation, d’abus de pouvoir et d’absence de crédit politique.   

 

Je regrette profondément que le Premier ministre ait engagé la procédure d’urgence sur un projet de loi qui va inscrire nos territoires pour les 50 ans à venir. De l’annonce du premier ministre, en avril, à la décision, seulement 8 mois, sans aucune concertation, se sont écoulés. Pourtant, la précédente réforme territoriale de 2010 avait été le fruit de débats longs et d’un processus qui avait duré plus de 24 mois.

 

Je déplore que le gouvernement n’ait pas voulu faciliter le droit d’option, qui aurait surement permis à certains départements, comme le Gard, de pouvoir sereinement voir l’avenir.

  

J’accuse surtout les députés de la région, notamment ceux du département du Gard, d’avoir eu une attitude munichoise et d’avoir vendu le Languedoc Roussillon sur l’autel d’une réforme qui ne fera aucune économie et qui devrait même engager des coûts supplémentaires au début de son application. Dans la lignée de feu le Président BOURQUIN, notre région pouvait pourtant être défendue. Elle méritait un meilleur traitement parlementaire de la part d’élus qui n’avaient aucun mandat pour cisailler le territoire.

 

Je désapprouve les propos de ceux qui disent que le Languedoc-Roussillon n’était pas viable avec ses 2,7 millions d’habitants, sa croissance démographique, ses atouts, ses patrimoines, une capitale régionale et de grandes cités, comme Perpignan ou Nîmes. Des régions de tailles similaires, comme les Pays de la Loire ou le Centre, sans parler de la Corse, sont pourtant restées à l’abri de ce charcutage. Surement que ces territoires ont eu des appuis politiques des membres de la majorité beaucoup plus forts que dans notre région.  

 

Sur toute la ligne, le processus a été raté. Le gouvernement n’est plus audible sur la question des territoires. La  suppression, puis le maintien, des départements en est la preuve la plus flagrante. Désormais, le Parlement va se pencher sur les compétences de chaque échelon, étape qui aurait du être, à mon sens, la mère de toutes les batailles. Politiquement, les élections départementales seront un moyen concret de sanctionner le gouvernement et son incompétence. 

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 14:55

A 97 ans, Odile ASSMANN s’est éteinte ce 13 décembre 2014. Je souhaitais, par ces quelques mots, formuler un hommage respectueux à cette dame au grand cœur, ainsi que mes humbles condoléances à ses proches. 

 

Le milieu caritatif et solidaire nîmois est en deuil. Cette assistante sociale s'est mise, très tôt, au service des autres. Arrivée à Nîmes en 1952, elle s’engage durant le fameux hiver 1954 au côté des Compagnons d'Emmaüs pour loger des sans-abri dans des wagons réquisitionnés. Après divers engagements associatifs en parallèle de son activité professionnelle, Odile Assmann décide d’apporter sa propre contribution à un combat qui animera toute sa vie.

 

La soupe du coeur est orpheline. En 1986, Odile Assmann fonde la Table ouverte afin d’apporter son soutien matériel et affectif aux plus démunis. Repas chaud à 1 euro symbolique, don de vêtements, mise à disposition d’installations sanitaires et accueil des personnes, telles sont les missions que la Présidente du coeur a remplies durant vingt-huit années ! De la rue des Tilleuls à son origine, en passant par la rue Séguier, pour s’installer définitivement rue Richelieu, Odile Assmann a su créer une communauté d’entraide, un lieu d’accueil pour les démunis qui se pérennisera, sans aucun doute, longtemps après elle.

 

Une famille la pleure. Odile Assmann était mère de quatre enfants. Veuve jeune et catholique pratiquante, elle su transmettre à ses enfants et petits-enfants les valeurs qui ont animé toute sa vie : solidarité, générosité et fraternité. Son association n’est que le prolongement de ces valeurs de vie qui font de cette dame une personne hors du commun.

 

En accueillant toute personne dans le besoin, sans distinction d’âge, d’origine ou de condition, Odile Assmann est, et restera, la figure emblématique du « don de donner » (titre de sa biographie). Rendons hommage à la doyenne du monde caritatif nîmois qui a donné sa vie pour combattre les maux touchant les plus démunis de notre société : halte à la misère, halte à l’exclusion.

 

A la fatalité, opposons une table ouverte !

 

Une doyenne de caractère au coeur sur la main. (Source : Midi Libre © Stéphane BARBIER)

Une doyenne de caractère au coeur sur la main.

(Source : Midi Libre © Stéphane BARBIER)

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 16:38

L’Assemblée nationale vient de voter définitivement le projet de loi sur la carte des régions et le calendrier électoral, dans les conditions voulues par le gouvernement de M. VALLS. Lorsque la loi sera promulguée par le Président de la République, le Languedoc-Roussillon sera donc fusionné avec la région Midi-Pyrénées avec, sans nul doute, Toulouse comme capitale régionale. Je regrette sincèrement que la voix du dialogue, notamment avec les élus locaux, n’ait pas été choisie. Je déplore également que les députés de la majorité du département de la région Languedoc-Roussillon, que j’avais interpellés, soient restés sourds à la préservation de notre région. Ce passage en force n’a eu qu’un seul but, celui du découpage à la hache du territoire, sans se pencher sur le fond des choses, à savoir les compétences.

 

La démarche que j’ai soutenue avec d’autres élus et menée notamment par Christian BOURQUIN, pour défendre un Languedoc-Roussillon indépendant, a échoué. Si je suis favorable à l’élargissement, au cas par cas et dans la concertation, de la taille des régions françaises, je pense que le Languedoc-Roussillon, avec ses 2,7 millions d’habitants et ses nombreux atouts, pouvait rester à l’abri de ce charcutage.

 

Désormais, grâce au droit d'option, qui n’a malheureusement pas été assoupli comme le Sénat le souhaitait, nous pouvons envisager, dans le dialogue, de faire évoluer notre département. En effet, pour certains élus et citoyens, la place du Gard peut être imaginée au sein d’une autre région, Provence Alpes Côte d’Azur en l’occurrence. Ce processus, s’il est validé, sera long. Mais nous devons absolument penser ensemble la place de notre département dans le nouveau découpage voulu par le gouvernement. Je suis convaincu que ce débat doit être porté. Il sera d’ailleurs l’un des enjeux des futures élections départementales de mars prochain. Pour ma part, j’ai entamé une consultation de l’ensemble des maires du Gard par courrier. J’ai déjà reçu plus de 120 réponses sur les 353 communes que compte notre département. Je ne manquerai pas de présenter les conclusions de cette enquête, qui seront, à n’en pas douter, un élément intéressant à porter au débat qui ne fait que commencer.    

 

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 08:59

Comme tous les Nîmois, je suis atterré d’apprendre qu’il existe un soupçon de trucage de match organisé par les dirigeants du Nîmes Olympique. Si ces soupçons devaient être confirmés par le travail des enquêteurs, ce serait un terrible coup porté au football professionnel et une blessure profonde pour tous les supporters.

 

Je suis comme beaucoup d’entre eux, inquiet sur l’avenir de ce club qui fît par le passé la fierté de tant de Nîmois. En espérant que toute la lumière sur cette affaire soit faite dans les meilleurs délais, je serai attentif à ce que les éventuels comportements délictuels des dirigeants de cette équipe ne ternissent pas l’image de notre ville.

 

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 19:58

Monsieur le Préfet,
Monsieur le Général,
Mesdames, Messieurs les élus,
Messieurs les Présidents des Associations d’Ancien Combattants,
Mesdames, Messieurs les Porte-Drapeaux,
Mesdames, Messieurs,

Nous voici au seuil de cycles commémoratifs d’une importance exceptionnelle pour notre pays, pour l’Europe et pour le Monde.

Nous célébrons cette année le Centenaire de la Première Guerre mondiale et le soixante-dixième anniversaire de la Libération de la France.

Dans notre histoire française, la Grande Guerre occupe une place particulière. Elle est l’une des plus dures épreuves qu’ait connue la population française dans son ensemble. Notre sol a été, non pas le seul, mais le principal théâtre du conflit.

La Grande Guerre suscite encore et toujours une passion que le temps non seulement n’altère pas, mais ranime.

Le souvenir de la Grande Guerre est présent dans chaque village, dans chaque ville, parce qu’il n’y a pas de commune en France où un monument aux morts n’ait été érigé, parce qu’il n’y a pas de commune en France où il n’y ait pas eu de victimes de la Première Guerre mondiale.

Mes deux grands pères prirent part au conflit, et je mesure d’autant plus la nécessité de ne pas oublier.

Le 3 août 1914, l’Allemagne déclare la guerre et envahit la Belgique. La guerre ne devait durer que quelques semaines. Les Nîmois manifestaient leur sympathie aux 3 000 soldats partant la fleur au fusil pour le front.

Après le baptême du feu de ce mois d’août 1914, après l’effroyable saignée de la guerre de mouvement, l’horreur des tranchées attendait les survivants de ces premiers massacres.
Aujourd’hui je souhaite, au nom de la République, qu’aucun des Français qui participèrent à cette mêlée furieuse ne soit oublié.

Le 11 novembre 1918 à 11 heures, les clairons sonnaient le cessez-le-feu. Alors que le canon tonnait dans le ciel de la capitale, les parlementaires de la Chambre et du Sénat, émus jusqu’aux larmes, entamaient en chœur la Marseillaise.

Aux yeux de tous, durant quatre années, la France aura connu pour la première fois la mort de masse. Des forts de Verdun aux champs de bataille de la Somme, des plaines d’Artois aux montagnes du front d’Orient, sur terre, sur mer et pour la première fois dans les airs, les hommes sont venus mourir de tous les continents.

La France éprouva dans cette horreur le sentiment de son unité avec une intensité qu’elle n’avait jamais éprouvée auparavant. Le mot fraternité prit dans le malheur un sens qu’il n’avait jamais eu.

Les quatre années de guerre ont changé l’histoire du monde, laissant une Europe divisée et durablement affaiblie.
Aujourd’hui, la France se souvient du sacrifice de ses enfants et n’oublie pas celui de tous les hommes qui ont donné du sens aux vertus du devoir, du courage et du sacrifice.

Tous furent des héros. Cette cérémonie est l’occasion de leur rendre hommage.

Pendant la Grande Guerre, tous les Français en âge de combattre furent soldats. Certains devancèrent même l’appel parce que la France les avait accueillis et qu’ils voulaient honorer la dette qu’ils pensaient avoir à son égard.

Je souhaiterais avoir une pensée toute particulière pour Guillaume, Albert, Vladimir, Apollinaire de Kostrowitzky, plus connu sous son pseudonyme, Guillaume APOLLINAIRE.
Né à Rome d’une mère issue de la noblesse polonaise et de père inconnu, considéré comme apatride, son engagement lui permettra d’acquérir la nationalité française.
Le 5 décembre 1914, il rejoint les casernements du 38ème d’artillerie de campagne situés route d’Uzès à Nîmes. Envoyé sur le front le 4 avril 1915, affecté au 96ème régiment d’infanterie avec le grade de sous-lieutenant, il sera blessé à la tempe en 1916. Il s’éteindra le 9 novembre 1918, deux jours avant l’armistice.

Aujourd’hui, en ce 11 novembre 2014, la communauté nationale se retrouve autour des monuments aux morts. La France n’a existé que parce que des femmes et des hommes ont accepté de se sacrifier à sa cause.

Je souhaiterais :

- Honorer ceux que l’on n’a jamais honorés, ceux que l’on a oubliés.

- Saluer l’engagement fraternel des 430 000 soldats venus de toutes les colonies, de l’Afrique à l’Asie du Sud-Est et qui ont pris part à une guerre qui aurait pu ne pas être la leur ;

- Rendre hommage aux Femmes de France qui, par leur labeur, leur engagement et leur vaillance apportèrent une contribution essentielle à la conduite de la guerre. Par exemple, à Nîmes, aux Halles plus précisément, plus de la moitié des étals étaient tenus par des femmes. L’industrie, les ateliers de cuir et du textile employaient plus de 90% de femmes.

La France se souvient et rend hommage à tous les belligérants européens, alliés de toujours et ennemis d’hier, aujourd’hui réconciliés dans une Europe de paix autour de l’héritage commun du souvenir de la Grande Guerre.

Les victimes n’ont plus d’uniformes. Elles reposent à égalité de respect. Le Centenaire n’a pas vocation à exhumer les combats d’hier mais à unir les mémoires.

C’est dans cet esprit que j’ai l’honneur de remettre ces médailles de la Ville de Nîmes aux porte-drapeaux officiels des Associations d’Anciens Combattants afin de rendre hommage, au nom de la Nation française, aux combattants et aux disparus de la Grande Guerre.

Cette fonction hautement symbolique assure la transmission de notre héritage aux nouvelles générations.

Avec ce geste, nous espérons modestement, y participer.

Alors que s’en est allé Lazare Ponticelli, dernier représentant de la génération sacrée des Poilus, nous entrons dans le temps de l’Histoire, un temps où nous contemplons désormais ces événements du passé sans le regard des derniers témoins.

Ce temps de mémoire arrive à un moment où la France s’interroge sur elle-même, sur sa place, sur son avenir. C’est pourquoi il est essentiel de donner du sens à l’acte même du souvenir.

Nous avons tous un devoir moral : faire en sorte que ce « Souvenir oublié vivant dans toutes choses » dont parlait Guillaume APOLLINAIRE, que cette Histoire continue d’être une Histoire partagée, dans laquelle chacun reconnaît une part de lui-même et puise cette fierté de notre pays que nous voulons garder et transmettre à nos enfants.

« Plus jamais ça » s’écrièrent les survivants qui revinrent de l’enfer.
Ils avaient fait leur devoir. Mais ils l’avaient fait d’abord pour que leurs enfants n’aient pas à leur tour à souffrir comme ils avaient souffert.

Ils voulaient que cette guerre fût la dernière des guerres. Ils voulaient qu’en regardant en face cette horreur et cette souffrance, chaque homme se guérît de cette folie qui avait conduit l’Humanité à cette extrême.

A l’horreur de toutes les guerres, la seconde guerre mondiale mêla celle du génocide. Le crime inexpiable de la Shoah fit entrevoir à toute l’Humanité la possibilité de son anéantissement.

Contrairement à ce qui s’était passé après la Grande Guerre, cette fois-ci le pardon fut au rendez-vous.
Il a fallu cette horreur pour sortir tout ce qu’il y a de profond dans les liens qui nous unissent à notre pays.

La paix est un combat.

Le soir du 11 novembre 1918, Clémenceau s’adressait à ses proches en ces termes : « nous avons gagné la guerre, mais maintenant il va falloir gagner la paix ».

Ce qu’on construit pour nous Winston Churchill, Robert Schuman, Jean Monnet, Alcide de Gaspéri, Konrad Adenauer, le Général de Gaulle, sont notre bien le plus précieux.

Sans être prisonnier du passé, nos aïeux ont su se plonger dans tout ce qui leur permettait d’inventer leur liberté.

Le soldat risque sa vie, c’est le destin qu’il s’est choisi. Mais c’est un destin singulier, un destin tragique qui lui confère dans la cité une place hors du commun.

Soldats de la Grande Guerre, vous nous avez tous quittés, mais la flamme du souvenir ne s’éteindra pas.
C’est l’honneur d’un grand peuple de respecter ses soldats et d’honorer ceux qui sont morts pour le défendre.

Se souvenir, c’est aussi porter un message de confiance dans notre pays : « Vieille France, écrivait le général de Gaulle, accablée d’Histoire, meurtrie de guerres et de révolutions, mais redressée de siècle en siècle par le génie du renouveau ! ».

Le passé n’est pas une nostalgie, il est un long segment mais aussi une obligation.

Nous ne poursuivons qu’un seul objectif : nous souvenir ensemble pour être plus forts ensemble. Voila le grand dessein de l’année 2014.

La France peut connaître des divisions, elle peut se confronter à de nouveaux défis. Mais elle est la France et c’est sa confiance qui doit nous inspirer dans ces commémorations.

Vive la République !

Vive la France !

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Published by jean-paul fournier
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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 11:14

L’une des plus grande figure du flamenco nous quitte. Manitas de Plata, guitariste aux mains d’or, a marqué plusieurs générations par son talent, qui permettra de faire la renommée mondiale de la musique gitane, mais aussi celle de la Camargue (petite et grande).  D’ailleurs son image est intimement liée à notre territoire et à cette mer méditerranée, qui fut sans nul doute une source d’inspiration. Né à Sète, comme Brassens, il se produisit régulièrement lors du pèlerinage des Saintes Maries de la Mer ou dans différentes férias de la région et vécut longtemps à la Grande Motte.

 

Il réserva l’une de ses dernières apparitions à la Feria de Nîmes, pour les Vendanges 2011, lors d’un concert inoubliable, à plus de 90 ans, devant la Maison Carrée. Je me souviens aussi qu’il fut un invité régulier de notre Festival de Flamenco. Homme généreux et instinctif, on estime à 100 millions le nombre de ses disques vendus. Cette renommée lui permettra de se produire dans les plus belles salles du monde, en France et à l’étranger et de côtoyer les plus grands artistes de son époque, comme Picasso, Bardot ou Dali, qui disait de lui : « à chaque fois que Manitas joue, les pompiers prennent feu ».  La grande famille gitane est en deuil. Je veux m’associer à sa douleur et rendre hommage au génie de Manitas, ce géant de la musique. 

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Jean-Paul Fournier