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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 17:24

Alors que le gouvernement français est en train, avec sa réforme du collège et des programmes, de mettre à sac, par la force, les savoirs fondamentaux et une grande partie de ce qui fait notre culture et donc notre identité, l’Etat islamique entre dans Palmyre et menace de détruire les vestiges d’une cité antique classée au patrimoine mondial de l’Humanité. On prête à Jospeh GOBBELS, plus haut dignitaire nazi, cette phrase cinglante : « quand j’entends le mot culture, je sors mon revolver ». Par mimétisme avec le national socialisme, les bourreaux de daech, sous couvert d’un islam totalement travesti, n’ont qu’une ambition, faire table rase de ce que les civilisations les plus florissantes ont pu apporter de bon, tant au niveau archéologique, qu’en termes de valeur et d’humanisme. Le califat de pacotille qui dirige près de la moitié de la Syrie et d’un gros tiers de l’Iraq, n’est pourtant pas à son coup d’essai. Les démarches les plus obscures sont en cours dans cette région du monde qui est devenue un laboratoire de l’horreur, du vice et du crime, ou extermination des minorités, dont les chrétiens d’orient, autodafés, destructions d’œuvre d’art, esclavagisme, oppression des femmes sont de mises. Palmyre est un emblème. Déjà fragilisé par la guerre civile syrienne, la cité antique risque, à l’instar du musée de Mossoul, d’être détruite. Elle porte en elle un symbole que les terroristes islamistes veulent éradiquer. Cité gréco-romaine prospère grâce au commerce dans l’Antiquité, elle fut, au Moyen-Age respectée par les arabes, porteurs d’un islam de tolérance et d’une culture raffinée. Elu d’une République qui a fait de la conservation du patrimoine un élément fort de sa politique culturelle, maire d’une commune qui abrite de magnifiques vestiges de l’époque gallo-romaine, je ne peux me résigner à ce que l’humanité perde l’un de ses plus beaux héritages. Aujourd’hui, nous devons utiliser tous les moyens, diplomatiques comme militaires, pour stopper l’avancée de ces guerriers de l’ignorance. Ensemble, nous devons nous lever comme un seul homme pour dénoncer l’impensable, l’irréparable. Nous devons sauver Palmyre comme un rempart culturel à la propagation de la sauvagerie.

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Published by jean-paul fournier
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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 10:44

Chaque ministre veut sa réforme. Comme si l’action à la tête d’un maroquin était uniquement liée à cette capacité à remettre en question les choses établies et à engager la France sur de nouveaux  chemins. Alors que le gouvernement semble bien en manque d’inspiration dans le domaine économique, la hausse continuelle du chômage vient encore de le prouver, l’éducation est un terrain très fertile en idées nouvelles pour le gouvernement. Après la réforme des rythmes scolaires dont les lourdes conséquences n’ont pas été anticipées, loin s’en faut, la mise en place des nouveaux programmes scolaires pour les collégiens est le nouveau champ de bataille idéologique de la rue de Grenelle. Et sur ce point, Najat VALLAUD-BELKACEM joue au petit chimiste. Car à vouloir édulcorer les programmes, à les rendre plus « digestes » pour les enfants, à essayer de supprimer les enseignements dit élitistes, le ministre risque de battre en brèche le socle des savoirs fondamentaux de la République et même de la France, de son héritage et de sa mémoire. A regarder de plus près, les mesures sont graves.

 

Le scandale a été initié par les risques bien réels qui existent sur l’enseignement du grec et surtout du latin. Anecdotique certains diront. Je ne peux y souscrire. Surtout quand cette démarche est accompagnée par l’étrange volonté de mettre en place des cours d’improvisation au collège. En somme, Sénèque supplanté par Debbouze. Un dérèglement des valeurs tout à fait inquiétant qui va éloigner les jeunes non seulement des notions sémantiques, mais aussi et surtout de références historiques et culturelles nécessaires à la compréhension du monde qui les entoure. Demain, les vestiges qui ornent le centre de nombreuses villes françaises, Nîmes la première, ne seront plus que des amas de pierres certes esthétiques, mais vide de sens.

 

La réforme des programmes scolaires s’attaque aussi aux classes bilingues et à l’apprentissage de l’allemand, qui est non seulement un rempart contre une certaine suprématie de la langue anglaise à l’école, mais également une action culturelle concrète de l’amitié franco-allemande et donc de la construction européenne. La langue de Goethe, jugée souvent élitiste, risque elle de faire les frais de ce nivellement par le bas prôné par le gouvernement. Après la mise en place de cursus anglophone à l’université, c’est un nouveau coup dur pour la diversité culturelle. 

 

Avec les programmes d’histoire, le ministre de l’Education nationale atteint des sommets d’incohérence. Le danger est grand pour nos enfants de perdre des références indispensables à l’histoire de la Nation. Car en voulant rendre certaines périodes facultatives, l’histoire perd ce qui en fait sa quintessence, à savoir la chronologie et les constructions intellectuelles du monde, de l’Europe et de notre pays en particulier. Comment envisager la Révolution sans avoir étudié les Lumières ? Comment concevoir la Renaissance sans aborder la Réforme et la pensée humaniste ? Enfin, la volonté de rendre l’étude des débuts et du développement de l’Islam obligatoire, alors que le Moyen Age chrétien ne deviendrait qu’une option programmatique, est une erreur grave. Cette démarche vise à nier près de mille ans de l’Histoire nationale au cours desquels une France en construction se distingua par un rayonnement religieux, culturel et artistique dont les plus beaux témoignages sont les églises, les monastères, les cloitres et les cathédrales.

 

Cette réforme aux visages multiples m’inquiète. Je ne peux pas croire que le ministre de l’Eduction nationale puisse aller au bout de ce processus qui devrait aboutir à la rentrée 2016, à moins de vouloir saccager une certaine idée de la culture, de ses héritages les plus prestigieux et de mettre en place une nouvelle échelle des valeurs, où le savoir classique serait relégué au rang d’une vulgaire option. La France, patrie des Lumières, du savoir et de l’exigence culturelle ne peut se résigner à de tels projets. Nous devons nous y opposer farouchement.     

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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 20:02

J'ai pris part en ce mardi 5 mai 2015, à Bruxelles, à une rencontre avec le commissaire européen Christos STYLIANIDES, en charge de l'aide humanitaire et de la gestion des crises, en compagnie de Franck PROUST, Député Européen.

En qualité de Sénateur-Maire de Nîmes mais surtout de Président du Syndicat Mixte de l'aéroport de Nîmes-Alès-Camargue-Cévennes, j'ai pu évoquer avec eux la création d'une plateforme européenne de sécurité civile sur la base de Nîmes-Garons.

Veuillez retrouver notre communiqué de presse commun ci-joint.

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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 14:37

Il y a quelques jours, je prenais la parole à la tribune du Sénat dans le cadre de la discussion générale relative à la proposition de loi concernant la célébration des mariages dans les annexes de la mairie. Je vous invite à voir ou à revoir mon intervention.

 

https://www.facebook.com/JeanPaulFournier30/videos/457917071050041/

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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 16:29

La semaine dernière, la Commission d’enquête sur l’organisation et les moyens de lutte contre les réseaux djihadistes en France et en Europe, dont je suis membre, a présenté ses propositions. Notre travail s’est déroulé sur plusieurs mois dans le plus grand secret, comme l’exige ce genre de démarche parlementaire. Désormais, puisque le rapport est public, je peux préciser mon regard sur ce fait de société français, mais aussi européen, qui est d’une ampleur inégalée.

 

Pour mémoire, ce sont plus de 1500 de nos ressortissants qui sont partis combattre en Iraq et en Syrie aux côtés des soldats de l’Etat terroriste islamique. Des individus qui deviennent des menaces une fois de retour sur le territoire national, comme en témoignent  encore les attentats du début du mois de janvier. 

 

Aujourd’hui, le constat de la commission, que je partage bien volontiers, est clair. C’est d’abord la faiblesse des outils du renseignement territorial pour déjà empêcher de jeunes français de partir au combat, mais aussi pour les canaliser une fois ceux-ci de retour dans leur foyer. Dans le même esprit, les difficultés du contrôle des agissements djihadistes sur internet doivent pouvoir trouver une réponse judiciaire. Enfin, l’importance de la coopération internationale en matière de lutte anti-terroriste, notamment avec la Turquie, a été réaffirmée.

 

Ainsi, partant de ces constatations, nous avons fait 110 propositions pour renforcer la lutte contre ces réseaux en matière de prévention, d’action et de moyen des services antiterroristes, de lutte contre le « cyberterrorisme » ou le financement du terrorisme. Néanmoins, deux axes de notre travail m’apparaissent encore plus importants à appliquer rapidement, à savoir le renforcement des contrôles aux frontières de l’Union européenne, car ce phénomène doit être appréhendé de manière continentale, et l’adaptation de la réponse pénale et carcérale, comme la création de quartiers isolés dans les maisons d’arrêt et le suivi des personnes condamnées pour terrorisme.

 

Je tiens toutefois à émettre des réserves concernant certaines propositions comme par exemple l’enseignement du fait religieux à l’école, qui pour moi doit être d’abord le lieu d’apprentissage de la citoyenneté et des valeurs de la République comme la laïcité. Je regrette également que la Commission composée de Sénateurs de tous les groupes politiques, ne soit pas allée plus loin notamment sur la déchéance de nationalité, ainsi que la création de centres de déradicalisation pour les terroristes condamnés.

 

La protection de la patrie doit être la priorité de l’action des pouvoirs publics et des parlementaires. Elle est au cœur de mon action politique, tant au niveau local que national. L’étude du projet de loi relatif au renseignement, qui sera débattu ces jours-ci à l’Assemblée Nationale, puis prochainement au Sénat, devra être un moyen concret de continuer à renforcer la protection de nos concitoyens.  

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Published by jean-paul fournier - dans Sénat
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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 08:46

C'est avec beaucoup de peine que Nîmes a appris le décès du Dr Robert Calle. Cancérologue et chercheur de grande envergure, il entretenait avec ferveur une amitié languedocienne avec les Gardois de Paris. Et tout particulièrement avec Jean Bousquet, dès la naissance de Cacharel.

 

Passionné par la création contemporaine, il initia ses cadets et leur ouvrit, avec une rare générosité intellectuelle, les ateliers des plus grands artistes du XXème siècle, ses amis. Aussi, devenu Maire de Nîmes, Jean Bousquet lui confia-t-il la conception et la préfiguration de Carré d'Art.

 

Il convainquit les plus célèbres signatures mondiales de s'associer à cette aventure formidable qui se poursuit aujourd'hui. Si la collection permanente compte tant d'illustres noms, c'est grâce à lui. Le Dr Calle organisa, durant les années de réalisation du Musée, des expositions d'envergure qui en marquèrent la prestigieuse préfiguration. A l'instant de l'inauguration de Carré d'Art, il passa le relai à Jean de Loisy, aujourd'hui Directeur du Palais de Tokyo, avant que Guy Tosatto poursuive son action.

 

Bob Calle, comme chacun le nommait avec une respectueuse familiarité, venait souvent et très discrètement au Musée, faisant bénéficier chacun de ses conseils. Le 20ème anniversaire de Carré d'Art aura été pour lui un moment d'émotion et de foi en l'avenir, celui qu'incarnent la fréquentation du Musée par les jeunes générations, et la ligne éditoriale, exigeante et créative, qui poursuit sa philosophie d'action.

 

Nîmes adresse à la famille du Dr Robert Calle, et tout particulièrement à sa fille Sophie, l'hommage d'une Ville qui aura toujours à l'esprit l'ambition culturelle essentielle que cet humaniste eut pour elle et qui trace la voie du futur.

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Published by jean-paul fournier - dans Réactions
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Jean-Paul Fournier