Jeudi 15 décembre 2011
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C’est non sans une certaine solennité que je me suis rendu à l’invitation du Colonel Hervé FOUILLAND, au 2ème Régiment
Étranger d’Infanterie, en compagnie de Monique BOISSIERE, Conseillère municipale déléguée aux relations avec l’Armée et le Monde combattant, à une cérémonie de remise de décrets de
naturalisation. Cette manifestation républicaine a permis à 17 légionnaires, dont certains se sont illustrés en Afghanistan ou en Côte d’Ivoire, d’acquérir la nationalité française par
naturalisation.
Lors de mon intervention, j’ai pu souligner, une nouvelle fois, l’importance du lien entre l’Armée et la Nation, à Nîmes, qui
reste la deuxième ville de garnison de France, puisque la commune est entourée par les installations militaires avec le 503ème Régiment de train, le camp des Garrigues, le
4ème RMat, et au cœur de la ville le 2ème REI et la 6ème BLB. Je porte, d’ailleurs, une attention toute particulière aux questions de nature militaire, notamment
dans mes fonctions de Sénateur, membre de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées.
Parallèlement, j’ai pu rappeler que dès l’Antiquité, les légionnaires romains, vainqueurs de la fameuse bataille d’Actium, sont
venus prendre leur retraite dans notre cité, amenant avec eux l’emblème de Nîmes, le crocodile accroché à son palmier. En outre, j’ai mis en lumière le courage et la bravoure des légionnaires
français, corps créé en 1931, par Louis-Philippe 1er, qui s’est illustré à la bataille de Camerone ou à celle d’El-Moungar, sans oublier les faits d’arme plus récents à Kolwezi ou en
Afghanistan.
Dans mon intervention, j’ai pu enfin souligner toute l’importance de l’acquisition de la nationalité française par naturalisation
qui est le fruit d’une volonté individuelle de faire partie de la Communauté nationale, en épousant un héritage, des acquis, des droits, comme celui de voter, et ses devoirs. Les devoirs, les
légionnaires en ont rempli de nombreux en combattant et en risquant leur vie pour la Nation, au sein de l’Armée française. Cette démarche montre toute l’importance de la notion française de la
Nation, qui n’est pas construite autour d’une origine, d’une religion ou une race, mais bien autour d’un vouloir vivre ensemble au sein d’un cadre commun, la République. Le moteur de la Nation,
comme l’a défini Ernest Renan, se cristallise autour « d’un consentement actuel, d’un désir de vivre ensemble et d’une volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu ».
Ainsi, l’obtention de la nationalité française, qui doit relever d’une démarche volontaire, couronne une intention affirmée d’intégration, grâce à la connaissance de
la langue française et à l’acquisition des valeurs de la République comme la liberté, la laïcité, la solidarité, ou l’égalité. Il est pour moi impératif de préserver et même de renforcer ce
cadre, qui au cœur de notre pacte social français.