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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 16:25

Sourire coquin, œil malicieux, visage rond et, bien sûr, pipe vissée au bout des lèvres, Claude CHABROL restera l’un des plus grands réalisateurs de cinéma. C’est avec beaucoup de respect que je veux rendre un hommage sincère à l’homme et à sa carrière, riche de 60 films. Chacune de ses œuvres a réussi à retranscrire, à la manière des grands écrivains du 19ème siècle, la société et ses travers, la bourgeoisie de province et ses mœurs. Sa comédie humaine est sans nul doute l’une des réalisations les plus marquantes de l’histoire du cinéma. 

 

 A 80 ans passés, le cinéaste révélé au cœur de la Nouvelle vague, projetait encore de réaliser de nombreux films et ainsi assouvir sa boulimie de travail. Son humour, parfois un peu noir, ses intrigues intimistes et souvent tragiques, ainsi que sa mise en scène toujours impeccable, réunissant les plus grandes figures françaises, vont manquer aux cinéphiles.

 

 Je me souviens que c’est avec le Beau Serge, en 1959, que Claude CHABROL a commencé son long parcours cinématographique. C’est d’ailleurs ce film qui révéla en grande partie la comédienne nîmoise, Bernadette LAFONT. Je me rappelle également de sa venue à Nîmes, en 2006, dans le cadre du festival un réalisateur dans la Ville. Il avait été très ému de cet hommage, rendu au Jardin de la Fontaine, à travers 4 projections en plein air. C’est d’ailleurs lors de cette semaine du mois d’août que cet amateur de bonne chair décida de tourner son prochain film à Nîmes.

 

 Ainsi, durant quelques semaines, Claude CHABROL a planté sa caméra dans les rues de la cité des Antonin. Il n’était pas rare de le voir réaliser des scènes dans les ruelles de la ville ou sur les terrasses de cafés. Les Nîmois ont pu également l’apercevoir aux halles ou dans les bons restaurants de l’Ecusson. Son empathie, sa curiosité et sa bonhommie ont été très appréciées. Bellamy, sorti en 2009, fut donc son œuvre ultime. Psychologique, intimiste, bien accueilli par la critique, ce film fut sa première et sa dernière collaboration avec un autre « monstre sacré » du cinéma français : Gérard DEPARDIEU. Ces quelques jours de tournage resteront gravés dans l’histoire de Nîmes.

 

Je veux avoir une pensée à la famille et aux proches de Claude CHARBOL, à qui je transmets mes plus sincères condoléances.

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Published by jean-paul fournier - dans Réactions
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Jean-Paul Fournier