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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 19:23

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Ce vendredi, j’ai animé une réception dans la cadre de la semaine franco-allemande, symbolisant les festivités du 50ème anniversaire du Traité de l’Elysée. En présence d’élus de nos villes allemandes jumelles, de membres actifs de l’Institut Séguier et de nombreux partenaires, nous avons pu célébrer l’amitié, au cœur de l’Europe, entre nos deux Nations. Veuillez trouver, ci-joint, un extrait de mon intervention :      

 

« L’Europe, utopie moderne, concrétisée depuis un demi-siècle, est un véritable défi lancé à l’Histoire et à la politique.  Il y a même quelque chose de provocateur à vouloir réunir : des Nations, longtemps opposées militairement, par la paix, des Etats, ayant connu la monarchie absolue et la dictature, par la démocratie, des économies, trop souvent fermées, par le libre échange. Telles sont les révolutions que l’Europe a réussi à porter depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

 

Le processus diplomatique de la construction européenne, initié pas le traité de Paris de 1951, puis renforcé par le traité de Rome de 1957, a eu pour première ambition de rapprocher des peuples, qui avaient pris pour fâcheuse habitude de régler leurs différends par les armes. Les complexes relations franco-allemandes étaient, de ce point de vue, l’exemple qu’il ne fallait  surtout pas suivre. A trois reprises, en à peine un siècle, l’Allemagne et la France se sont affrontées dans des hostilités d’un autre âge, dont deux ont engendré des conflits à caractère planétaire. La sagesse des pères bâtisseurs de l’Europe fut de mettre un terme à la spirale macabre des guerres transrhénanes. Dans l’édifice européen, l’amitié franco-allemande est donc la charpente sur laquelle repose l’ensemble de la complexe construction.

 

C’est pourquoi, le traité de l’Elysée, signé dans le palais républicain du même nom, en janvier 1963, est symbolique au plus haut point. Il démontre que malgré les douleurs de la guerre, une entente, je dirais même une complicité, était possible. Aujourd’hui, l’Histoire a donné totalement raison à ce texte fondateur. Il souligne également la vision de deux hommes d’Etat, pour lesquels nos pays vouent un profond respect.

 

Je veux parler du Chancelier Konrad ADENEAUER et du général Charles de GAULLE, qui ont mis toute leur expérience et leur pouvoir de conviction pour forcer le destin de deux Nations trop souvent opposées.  Ces deux hommes, nés au 19ème siècle, profondément attachés à leur patrie respective, ayant joué un rôle historique majeur dans leur pays, ont donc su faire fraterniser, pour l’éternité, nous l’espérons tous, les Germains et les Gaulois ».   

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Published by jean-paul fournier - dans Discours
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Jean-Paul Fournier