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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 10:57

Dès le lendemain de sa prise de fonction, le Ministre de l’Education nationale avait annoncé sa décision irréversible de procéder à la réforme des rythmes scolaires. Relayée largement dans la presse, la campagne de communication autour de cette réforme a été nourrie par Vincent PEILLON lui-même, sans concertation, sans même que les premiers concernés, notamment les maires, n’aient bénéficié de l’ensemble des informations nécessaires.

 

Depuis le 26 janvier dernier, date de publication au journal officiel du décret n° 2013-77 relatif à l'organisation du temps scolaire dans les écoles maternelles et élémentaires, l’incertitude n’est plus de mise. Les maires sont donc les seuls payeurs du ministre prescripteur, sans même attendre le projet d’un nouveau décret visant à assouplir, sous certaines conditions, les taux d’encadrement réglementaires des activités périscolaires et la discussion du projet de loi d'orientation et de programmation pour l'école.

 

En ma qualité de Maire et de Parlementaire, je me vois obliger de me faire le relais de nombreuses collectivités concernant cette réforme. Si le Ministre a avancé quelques pistes de financement très partiel pour la mise en place de ce nouveau dispositif la première année, ses propos laissent entendre que les collectivités ne pourront compter que sur elles-mêmes en termes de moyens humains, logistiques et financiers pour offrir le meilleur accueil à nos enfants.

 

La réforme proposée ne manquera pas, en l’état, de creuser les inégalités entre les enfants des différents territoires, puisqu’il y a déjà, aujourd’hui, un écart très grand entre les communes plus aisées et celles plus modestes, avec des crédits pédagogiques mis à disposition des écoles qui peuvent varier de 1 à 10 selon les collectivités. L’égalité Républicaine commande que chaque enfant puisse bénéficier de moyens et de chances identiques, quel que soit son lieu de résidence.

 

A mon sens, cette réforme aurait du être guidée par deux objectifs : la volonté d’offrir toutes les chances de réussite à nos jeunes et le respect du travail accompli sur le terrain par les élus au service des enfants de nos communes. Aux idées doivent correspondre le juste moyen de les appliquer. Aujourd’hui, il est donc plus qu’urgent et raisonnable que le Ministre entame une profonde concertation de tous les acteurs du milieu éducatif (enseignants, parents d’élèves, associations…). 

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Published by jean-paul fournier - dans Actualité Politique
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Jean-Paul Fournier