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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 17:48

Comme beaucoup à Nîmes, c’est avec espoir que j’attendais la visite du Ministre délégué à la Ville, à Pissevin. Monsieur le Préfet l’a très justement indiqué, la semaine dernière, dans la salle Richard WAGNER : un membre du gouvernement ne pouvait se déplacer dans ce quartier nîmois, qui accumule de nombreuses difficultés, sans y faire des annonces fortes sur la rénovation urbaine. Pourtant, au sortir des réunions que nous avons eues avec M. François LAMY, dans la nouvelle école Henri Wallon, les sentiments sont plus que partagés. Je dirais même que les espérances de certains se sont évaporées, comme celles du Président du Conseil général, Damien ALARY, qu’on risque, malheureusement, de ne plus trop voir dans le quartier, puisqu’il s’est engagé à ne plus y venir tant qu’un projet concret ne sera pas décidé.   

 

Alors qu’il y a urgence de lancer un plan concerté d’amélioration du cadre de vie, dans ce secteur de la Cité, le Ministre a préféré repousser les décisions attendues à plus tard, tout en appelant d’autres collectivités, en l’occurrence la Région, pour financer un hypothétique nouveau programme de rénovation. Parallèlement, comme déjà annoncée dans la presse, la voilure du financement associatif, dans le cadre de la Politique de la Ville (CUCS), va être sensiblement réduite. Si je comprends tout à fait qu’en période de restriction budgétaire, les finances publiques ne sont pas extensibles, je ne peux que regretter que les espoirs de certains soient devenus des illusions perdues.

 

Le premier opus du plan ANRU, initié en 2005 et réalisé par les Gouvernements précédents, au-delà de certaines critiques bien justifiées qu’on peut lui faire, a porté ses fruits. L’Etat ayant pris ses responsabilités, des quartiers entiers, comme Valdegour ou le Chemin Bas d’Avignon, ont vu leur physionomie modifiée en profondeur. Malheureusement, Pissevin ne semble pas, pour l’instant, prendre le même chemin. Sur un dossier de la plus haute importance, nous avons eu ce matin, un Ministre flou, sibyllin, je dirais même frileux et pas uniquement à cause de la température qui régnait à l’extérieur. On ne peut que le regretter, devant les défis qui s’accumulent dans ce secteur où vivent plus de 10 000 Nîmoises et Nîmois.               

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Published by jean-paul fournier - dans Point de vue
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Jean-Paul Fournier