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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 10:52

Je me suis rendu récemment sur les marchés de la Ville de Nîmes pour sensibiliser les citoyens sur un sujet qui me semble de la plus haute importance, celui de la défense de la citoyenneté française, héritage direct de la Révolution de 1789. En effet, la proposition du Président de la République, François HOLLANDE, de mettre en place le droit de vote des étrangers non communautaires aux élections locales, qui devrait se concrétiser dans les semaines à venir par un Projet de Loi, est un danger pour notre pacte social, vieux de plus de 200 ans.

 

Notre objectif n’est certainement pas de stigmatiser les immigrés, bien au contraire, mais de défendre une vision de la Nation française, dans laquelle la citoyenneté ne se partage pas, ne se découpe pas en morceau. Cet idéal que je défends avec d’autre, à droite comme à gauche, est celui de la sanctuarisation de la nationalité française, qui en France, par rapport à d’autres pays, peut s’acquérir relativement facilement. Comment pourrions-nous accepter que certains étrangers s’engagent dans un processus long d’intégration et d’assimilation pour devenir Français, alors que d’autres ne fourniraient pas les mêmes efforts pour bénéficier de certains nouveaux droits ?

 

La majorité actuelle compare sa démarche avec celle qui a permis, dans le cadre du Traité de Maastricht de 1992, de pouvoir faire voter, aux élections locales uniquement, les ressortissants de la communauté européenne. Clairement, je le dis, cela n’a rien à voir. Non seulement le Traité avait prévu la réciprocité, mais cette évolution est la conséquence directe, depuis 1957, de notre volonté commune de créer un embryon de citoyenneté européenne.

 

L’autre argument des militants de ce nouveau droit vient du fait que les étrangers participent à l’effort national, en payant des impôts, ce qui est tout à fait vrai, tout en omettant également de dire qu’ils bénéficient des différentes aides étatiques et des revenus de transferts. Cette thèse est d’autant plus dangereuse pour moi, qu’elle voudrait nous faire revenir plus de 150 ans en arrière, à l’époque du suffrage censitaire, où seuls les citoyens payant l’impôt pouvaient participer au vote. Depuis la Révolution de 1848 et la mise en place de la Seconde République, ce système a heureusement été aboli. Il faut en être conscient.       

 

Le droit de vote des étrangers, proposition déjà portée par la gauche française en 1981, puis en 1997, n’a jamais abouti. De plus en plus, la démarche du gouvernement ressemble à si méprendre à une petite tactique électorale, dont la gauche est passée maitre. En effet, il est clair que cette proposition a pour seul but de dresser, dans une période plus que troublée économiquement et socialement, les Français entre eux et de faire monter artificiellement le vote extrême.

 

Une nouvelle fois, je le dis au Président de la République, occupez vous des problèmes dont souffre la France, plutôt que d’abimer notre citoyenneté et de créer une tension dont la société française n’a évidemment pas besoin.

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Published by jean-paul fournier - dans Engagements
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Jean-Paul Fournier