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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 17:51

Il y a trente ans, Marc BERNARD disparaissait. Ce grand écrivain nîmois, qui vécu longtemps avenue Feuchères, une plaque en témoigne encore, a marqué son époque par une littérature simple, fidèle à ses engagements ouvriers, mais pleine de subtilité. Avec le soutien indéfectible  d’un autre Nîmois, son ami Jean PAULHAN, il a laissé une quinzaine de récits, dont certains ont reçu de prestigieux prix (Interallié, Académie française…).

 

En 1942, il publie, aux éditions Gallimard, Pareil à des enfants, œuvre qui se verra remettre le prestigieux prix Goncourt. Avec Jean CARRIERE, il est le seul écrivain de notre cité à avoir obtenu cette distinction symbolique, mais tellement significative de son talent. Cet ouvrage, dont le décor n’est autre que Nîmes, malgré les horreurs de la guerre, rencontre un réel succès. D’ailleurs son statut modeste, le fait que son épouse était juive, fut interprété comme un geste du jury, au moment au l’Europe était dans la tourmente.

 

Sa femme a toujours été une source d’inspiration. A sa mort, en 1969, il s’engagea à continuer à écrire pour elle et publiera, en 1972, un très joli roman dédié au deuil amoureux : La mort de la bien-aimée. Il laisse une œuvre remarquable, inscrivant un peu plus Nîmes, dans la République des livres. Hommage aujourd’hui doit lui être rendu.

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Published by jean-paul fournier - dans Réactions
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Jean-Paul Fournier