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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 10:11

La fin de la session extraordinaire du Parlement permet de faire un premier bilan de l’action des socialistes désormais au pouvoir. A l’instar de Pénélope qui défit sa tapisserie en attendant le retour d’Ulysse de la guerre de Troie, le nouveau gouvernement et sa majorité ont détricoté minutieusement toutes les réformes et les mesures emblématiques portées durant le quinquennat précédent. Ce manichéisme peu constructif pourrait faire sourire, s’il n’était pas question du dynamisme de la France et de sa sortie de la crise.

 

Il est vrai que l’«antisarkozysme » primaire a structuré toute la campagne des élections présidentielles, en étant le seul argument du candidat François HOLLANDE. Son élection le 6 mai dernier a donc engagé la mise en œuvre du programme socialiste : faire strictement le contraire, sur la forme et sur le fond, du gouvernement précédent. Cette démarche est d’autant plus navrante qu’elle ne s’est accompagnée d’aucune vision pour permettre à la France de retrouver les chemins de la croissance.

 

Nous devons être conscients que la remise en question de la défiscalisation des heures supplémentaires va nuire au pouvoir d’achat des salariés les plus modestes et que la fin de la TVA « anti-délocalisation » est une très mauvaise nouvelle pour le dynamisme des entreprises. Plus largement, le choix d’augmenter les impôts en masse pesant sur tous les contribuables, ménages et entreprises, plutôt que de baisser les dépenses, va fragiliser un peu plus l’activité de notre économie.   

 

Aujourd’hui les socialistes détiennent tous les pouvoirs, sans exception. Cette concentration quasi inédite oblige le gouvernement et sa majorité à entamer de nouvelles réformes de fond pour permettre une meilleure marche du pays dans le domaine de la compétitivité, du temps de travail, de la formation ou de la réduction des dépenses publiques notamment sociales.

 

Pourtant, au regard des quelques semaines d’activité du Parlement, je ne vois aucune mesure structurelle courageuse. Nous avons l’un des rares gouvernements socialistes d’Europe et pourtant, force est de constater qu’il est bien le plus conservateur. Ce manque d’innovation et d’imagination, je dirais même ce manque de courage politique, laisse présager le pire pour notre pays. Et ce n’est sûrement pas la constitution d’une énième commission qui arrangera la situation. Il y a urgence. Il ne faudrait pas que le retour en arrière appliqué systématiquement par François HOLLANDE devienne une présidence pusillanime……un quinquennat pour rien.

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Published by jean-paul fournier - dans Point de vue
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commentaires

william MARCHEVAL 03/08/2012 11:58


Aucune surprise sous le soleil d'août, Un président Blabla qui a inauguré le quinquenat du bavardage.


 


Quand on blablate on démolit ce qui a été fait, quand on barvade on n'agit pas.


Il est plus important de promener et tenir causette que préparer et mettre en oeuvre un vrai plan de sauvetage de l'économie Française. Le plan pour l'industrie automobile en est un exemple :
acte 1 on dénigre l'industriel et ses dirigeants (en oubliant que c'est avec dassault et le groupe Lagardère les seuls à vouloir rester en FRANCE) acte 2: on reprend ce qui a été fait par le
prédécesseur en faisant croire que c'est innovant et en augmentant l'enveloppe, acte 3 on passe à autre chose omme les discussions de salon en oubliant que les industriels français ne sont pas
les seuls sur le véhicule électrique ou hybride et donc le problème compétitivité sera toujours la. Vive le conservatisme de gauche nous serons tous au chômage ou bien guide pour touriste chinois
dabs un grand parc d'attraction " LA FRANCE".

Jean-Paul Fournier