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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 12:22

François HOLLANDE a donc décidé de recadrer son image. Alors que la moutarde monte au nez de plus en plus de Français, c’est à Dijon que le Président de la République entame une énième nouvelle étape de sa communication, qui ressemble à s’y méprendre à un nouveau coup de Jarnac, une fuite en avant. Et comme c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes, le Chef de l’Etat nous ressort le Président normal, proche des Français. Comme le beaujolais, le François HOLLANDE nouveau est arrivé. Pourtant, ses déplacements ne semblent pas être la réponse préalable à une hypothétique nouvelle popularité.

 

Le malentendu de départ est trop fort avec la majorité de son électorat pour qu’une nouvelle confiance se dessine. A trop vouloir convaincre, à trop vouloir promettre, à trop vouloir émettre des messages contradictoires, pour faire plaisir à un électorat, à une communauté, le Premier des Français a savonné la planche sur laquelle il devait marcher : celle qui devait impérativement le guider vers la réforme en profondeur du pays, pour permettre sa renaissance. Comme Henri QUEUILLE ou René COTTY, la personnalité de François HOLLANDE est surement sympathique à une partie de nos compatriotes. Mais son incapacité à prendre le destin de la France en main, de forcer les choses, d’agir pour redonner de la compétitivité à notre économie, de donner du sens à la politique menée, inquiète de plus en plus.

 

Les historiens voient dans les indécisions de Louis XVI, les causes du précipice de la Révolution initié en 1789, qui a abouti à la Terreur. Aujourd’hui, certains, au sein même de sa majorité, comparent François HOLLANDE à un capitaine de pédalo à la dérive, dans une France en pleine tempête. Si l’histoire ne se répète jamais, on ne peut que craindre les conséquences de ce manque de courage politique. Plus que de déplacements de terrain, la France à besoin d’actions. Plus que de mains serrées et de visites d’usines ou de producteurs, la France a besoin qu’on vende ses produits sur les marché internationaux, qu’elle gagne des parts dans le commerce mondial, qu’elle prenne enfin part pleinement à la mondialisation, qu’elle retrouve, tout simplement, le génie qui lui permet, depuis plus de 2000 ans, de s’enrichir, de nourrir ses enfants et d’avancer vers le progrès.           

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Published by jean-paul fournier - dans Point de vue
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Jean-Paul Fournier