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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 08:51

L’élection présidentielle va engager la France pour 5 ans. Les Françaises et les Français feront, quoi qu’il arrive ce dimanche, un choix. J’ose espérer qu’ils iront voter en masse et qu’ils exprimeront un réel vote d’adhésion pour leur candidat. Le trop court débat d’avant hier leur a permis d’avoir toutes les cartes en main pour bien décider. Chaque électeur porte ainsi dans son suffrage une partie du destin de la Nation. La situation économique extrêmement troublée nécessite d’avoir un Président qui sait dire la vérité, qui sait tenir le cap, qui sait pouvoir porter la voix de la France et négocier dans les sommets internationaux.

 

Mon choix est connu, je voterai pour Nicolas SARKOZY, aussi bien pour son bilan et son programme, que j’ai plusieurs fois défendus, que pour son tempérament. En effet, au-delà du simple slogan, la notion de France forte est bien une manière de gouverner, de résoudre les problèmes, de mobiliser les énergies, de moderniser et faire progresser le pays, de poursuivre les réformes nécessaires, de garder le cap des réductions des dépenses et de la dette, d’appeler à l’effort général, de protéger les plus faibles.

 

Mes racines gaullistes m’obligent à vouloir un président qui s’engage, qui va au combat, devant les difficultés, qui défend ses convictions et, au-delà, l’intérêt général de ses concitoyens. La France n’a certainement pas besoin, au cœur de la tempête, d’un chef de l’Etat en retrait, rejetant les responsabilités de ses prises de décision vers son gouvernement, ne voulant prendre aucun risque, souhaitant préserver un capital de bonnes opinions plutôt que d’oser, de tenter, d’essayer de nouvelles mesures et qui se démène pour chaque Français, quels que soient son camp, son opinion, sa pensée. Nicolas SARKOZY, il l’a démontré durant le mandat qui vient de s’écouler, est vraiment le Président du volontarisme.

 

A l’opposé, François HOLLANDE a fait de l’immobilisme l’une de ses meilleures qualités. Mis à part quelques mesures très symboliques, qui vont encore un peu plus grever les comptes de la France et qui laissent présager pour demain de trop nombreux sacrifices, son programme, très conservateur, ne compte aucun esprit de réforme. Parallèlement, sa personnalité pusillanime, ne correspond certainement pas aux exigences du moment. Je ne reprendrai pas les propos de ses propres amis politiques à son égard, mais le fait qu’il n’aie exercé aucune haute responsabilité, en dehors de la présidence du Conseil général de la Corrèze, apparaît vraiment préoccupant. Son principal fait d’armes est d’avoir dirigé un parti politique durant plus de 10 ans et d’avoir su négocier des alliances politiciennes, avec ses partenaires de la Gauche plurielle. On peut ainsi donner quitus sur un point à M. HOLLANDE, celui de pouvoir animer une majorité impossible, tiraillée entre les roses, les verts, les rouges et les mécontents et maintenant les oranges, avec, donc, pour seul résultat l’inaction. Demain, s’il devient président de la République, il devra composer des alliances hétéroclites et partisanes, tout en cherchant continuellement, le plus petit dénominateur commun, au détriment de l’intérêt supérieur de la France.

 

Lors d’une élection présidentielle, on ne fait pas un choix en creux, pour, je cite certains slogans, « dégager un président ». L’objectif est bien d’engager toute une Nation pour un quinquennat, 5 années décisives, qui vont permettre au pays de faire des choix forts, clairs pour l’avenir. Je ne veux pas croire que la France choisisse l’immobilisme.

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Published by jean-paul fournier - dans Engagements
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Jean-Paul Fournier