Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 08:10

Avec le décès de Vaclav HAVEL, c’est l’une des figures morales du 20ème siècle qui s’en va. Son itinéraire et ses engagements sont le parfait reflet des évolutions politiques de l’Europe, à l’issue de la Seconde Guerre Mondiale. Avec le polonais Lech Walesa, il a été le plus illustre combattant de la liberté, contre l’oppression soviétique et les trop nombreux dégâts causés par l’idéal communiste.

 

Après l’échec du Printemps de Prague, en 1968, il va mettre tout son talent d’écrivain pour s’opposer au régime socialiste, ce qui lui vaudra d’être, à plusieurs reprises, emprisonné. En 1989, année du bicentenaire de la Révolution française, il profite du vent de liberté qui souffle à l’est, pour être l’un des principaux artisans de la Révolution de Velours, ce qui lui permettra d’être élu Président de la République fédérale slovaque et tchèque, avant de prendre la tête du seul Etat tchèque, jusqu’en 2003.

 

Je veux rendre hommage à ce grand humaniste, à ce combattant de la liberté qui a fait honneur à la notion de démocratie en Europe. Il a d’ailleurs été un européen convaincu et convaincant, accompagnant son pays jusqu’à l’adhésion à l’Union européenne.

 

Cette disparition est également symbolique pour les Nîmois, tant les liens entre notre Cité et le peuple tchèque sont forts et anciens. Je rappelle que le nîmois Ernest DENIS fut, à l’issue de la Première Guerre Mondiale, l’un des artisans de la création de l’Etat tchécoslovaque. Il existe, par ailleurs, depuis cette période, une section d’élèves tchèques au sein du lycée Alphonse Daudet. Enfin, comme chacun le sait la Ville de Nîmes est jumelée avec Prague depuis 1963. Ainsi, c’est avec émotion que je veux saluer l’œuvre et l’engagement de Vaclav HAVEL, en reprenant l’une de ses citations les plus emblématiques : « l'indépendance n'est pas un état de choses, c'est un devoir ! ».

Partager cet article

Repost 0
Published by jean-paul fournier - dans Réactions
commenter cet article

commentaires

Jean-Paul Fournier