Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 09:13

Alors que le chômage est en train d’exploser, à un point rarement atteint, que les organismes économiques anticipent une forte récession en France et que de nombreuses entreprises rencontrent de grandes difficultés, les saillies verbales du Ministre du Redressement productif, Arnaud MONTEBOURG, qui, je cite, « ne veut plus de Mittal en France », sont dangereuses pour la situation de la France.

 

Que le Gouvernement prépare une nationalisation, même si ce n’est pas, de mon point de vue, la meilleure des solutions, c’est une chose. Mais qu’un Ministre de la République vienne fragiliser les investissements extérieurs dans le pays, c’est une faute, une faute morale même ! Au-delà du cas d’Arcelor-Mittal, qui emploie tout de même près 20 000 salariés en France, ces propos donnent une image pitoyable de notre pays à l’étranger, provoquant les railleries de la presse étrangère.        

 

A l’instar de la démarche qu’il avait eu vis-à-vis de PSA, le Ministre, très peu productif, du Redressement productif, fait du vent, de l’esbroufe. François HOLLANDE avait pourtant défini sa gouvernance par le dialogue et le respect de l’autre, dans le but de renforcer la cohésion nationale. Avec le refus de lancer un vrai débat sur le mariage homosexuel, le Chef de l’Etat vient de démontrer, une fois de plus, qu’il était très loin de ses objectifs initiaux. A moins que les postures de Monsieur MONTEBOURG soit un gage de forme concédé afin de plaire à une aile gauchisante, toujours plus encombrante, comme en témoigne la lutte acharnée qui se prépare autour de l’aéroport nantais. A voir l’attitude des communistes avant-hier au Sénat, qui ont rejeté le volet « recette » du premier budget du mandat de François HOLLANDE, on voit bien que cette méthode ne paye pas. Pis encore, elle fragilise la France.

 

La situation économique, très grave, demande indéniablement et plus que jamais de l’action et non de la communication. Il faut enfin une véritable politique industrielle pour le pays, en baissant le coût du travail, en « flexibilisant » le marché de l’emploi, en renforçant l’investissement des entreprises, en permettant à l’Etat de porter des projets d’avenir, facteurs de croissance et donc d’emploi. La position du Ministre du Redressement productif n’est que le cache-sexe des errements de la politique industrielle du Président de la République.

Partager cet article

Repost 0
Published by jean-paul fournier - dans Point de vue
commenter cet article

commentaires

Jean-Paul Fournier