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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 17:31

Sur la compétitivité, le Gouvernement vient de faire sa « révolution copernicienne ». Après 10 ans d’opposition et 6 mois de pouvoir, il n’est jamais trop tard. D’ailleurs, à voir les tiraillements, sur ce dossier, au sein même de la majorité parlementaire, on sent bien que l’exécutif a, enfin, mis de l’eau dans son vin, donnant aux entreprises un ballon d’oxygène salvateur.

 

Toutefois, au-delà du choix, complexe et discutable, du crédit d’impôt, plutôt que la réduction des charges sociales, il est clair que la lenteur du Gouvernement dans sa prise de décisions ne peut être que regrettable. Pourquoi avoir commandé un rapport à Monsieur GALLOIS, pour rétablir, dans l’esprit, ce que Nicolas SARKOZY avait appliqué en janvier avec la TVA anti-délocalisation. Cette inertie va coûter très cher à la France, de plus en plus considérée par ses partenaires, comme « l’homme malade de l’Europe ». Le combat de la compétitivité est bien celui, au final, de l’emploi. En décidant, sur ce dossier, de laisser du « temps au temps », pour reprendre l’expression de François MITTERRAND, le pouvoir actuel n’a fait que repousser l’amélioration de la situation sur le marché du travail. En septembre, le Chef de l’Etat s’engageait à inverser la courbe du chômage d’ici un an. Je le prends au mot. Mais j’ai bien peur qu’avec ces atermoiements, le pouvoir en place vienne de tirer un trait sur son engagement, dévalorisant un peu plus la parole politique.       

 

Parallèlement, que dire du retour de la hausse de la TVA, tant décriée par les socialistes et leur candidat François HOLLANDE, durant la campagne électorale ? Une révolution est à la fois, en histoire, un changement radical, et, en physique, une rotation, qui permet à un corps de revenir à son point initial. Le Gouvernement, semble avoir choisi la deuxième définition. Avec ses mesures, il reprend, avec 9 mois de retard, les décisions de Nicolas SARKOZY. On comprend ainsi, que la majorité s’exaspère et qu’une grande partie des Françaises et des Français se sente dupée, tout simplement « roulée dans la farine ». Ainsi va la politique de François HOLLANDE.                  

 

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Published by jean-paul fournier - dans Point de vue
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Jean-Paul Fournier