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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 11:56

J’ai écouté avec beaucoup d’attention le président de la République s’exprimer devant le congrès. Comme il l’avait indiqué et comme le lui permet la Constitution, le chef de l’Etat est intervenu dans ce cadre. 

 

Dans ses propos peu de choses, mis à part des mesures déjà annoncées durant la campagne. Je suis favorable à plusieurs dispositions comme la réduction du nombre des parlementaires, la réduction de l’inflation législative ou la mise en place d’une conférence des territoires. Je suis plus mesuré sur la réduction des mandats dans le temps, notamment pour les maires des petites communes, la suppression de la cour de Justice de la République, qui devra garantir le bon fonctionnement de l’action de l’exécutif ou la suppression de l’état d’urgence, qui risque d’être remis en question par l’actualité. Je suis totalement opposé à la mise en place de la proportionnelle pour les élections législatives, comme ce fut le cas en 1986 ou bien sous la 4ème République.  

 

L’intérêt du discours n’était pas dans ses propositions, mais dans sa vision du quinquennat sa vision d’action et la pédagogie des réformes. Dans son très long discours, trop surement, aux accents messianiques, de l’espérance, trop d’espérance peut-être, peu de concret, beaucoup d’abstrait et de bonne volonté. Un véritable projet de société que le président de la République souhaite voir partagé par le plus grand nombre, nommant ses adversaires de « sectaires ou doctrinaires ». Sans propositions nouvelles, je ne vais pas m’opposer pour m’opposer. Néanmoins, je ne veux  pas abdiquer ma liberté, ma conscience, pour pouvoir à l’avenir juger avec le plus d’objectivité possible les actions du gouvernement. L’opposition politique est nécessaire dans une démocratie, sans quoi elle risque de mourir. 

 

D’ailleurs, je trouve surprenantes, voire inquiétantes, la vision du chef de l’Etat sur l’action du Parlement. Il est le garant du bon ordre de nos institutions. Aussi, je ne peux accepter qu’il impose son fonctionnement du Parlement, alors que c’est à nous parlementaires d’imaginer ce que nous souhaitons pour nos chambres, la procédure législative et le contrôle du gouvernement. C’est une attaque surprenante de la séparation des pouvoirs. Je suis et je resterai un défenseur des droits du Parlement et du bicamérisme.

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Published by jean-paul fournier
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Jean-Paul Fournier