Lundi 10 juin 2013
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Les deux élections législatives partielles, dont le deuxième tour s’est déroulé hier, ont acté une sanction sévère du
Gouvernement. Même si le taux de participation est faible, le résultat est sans appel. Après un premier avertissement en décembre, avec notamment la victoire de notre ami Eli ABOUD, le Parti
socialiste a encore perdu deux sièges, ce qui réduit comme peau de chagrin, sa majorité absolue au Palais Bourbon.
Je veux donc adresser toutes mes félicitations à ces deux députés des Français de l’étranger fraichement élus. Il me faut
également dire que ce résultat est le fruit d’un désaveu, de plus en plus fort, vis-à-vis du Président de la République, dont la confiance dans l’opinion n’en fini plus de s’émietter.
Par jean-paul fournier
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Vendredi 7 juin 2013
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/2013 12:11
Avec le décès de Pierre MAUROY, c’est un grand homme qui s’en va. Malgré les divergences politiques que j’ai pu avoir avec lui,
je respecte pleinement son engagement. J’ai d’ailleurs pu le croiser régulièrement au Sénat, avant 2011, lorsqu’il siégeait encore à la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des
Forces armées de la Haute Assemblée.
De son passage à Matignon, au moment de l’arrivée de François MITTERRAND au pouvoir, je garde en mémoire le noble combat qu’il a
mené, avec Robert BADINTER, pour abolir la peine de mort. Son pragmatisme économique a également permis à la France de rester dans le système monétaire européen, au moment du tournant de la
rigueur de 83. Enfin, chacun se souvient des fortes oppositions, notamment dans la rue, nées de sa volonté d’unifier l’école et qui causa sa démission de son poste de Premier
ministre.
Mais, en tant qu’élu local, je ne peux que rendre hommage au travail qu’il a porté, avec Gaston DEFERRE, pour permettre de
décentraliser l’organisation de l’Etat. Les lois de 82 ont donné un nouveau souffle à la France des régions, des départements et des communes.
Aujourd’hui, au-delà des positions partisanes, la République est donc en deuil.
Par jean-paul fournier
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Vendredi 7 juin 2013
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Dans notre République, les extrêmes, de gauche ou droite, choisissent toujours le mauvais chemin. La peur et l’agressivité qu’ils
dégagent s’expriment la plupart du temps par la parole. Hier, elle s’est caractérisée par la violence la plus barbare qui soit.
L’agression, et désormais la mort, de ce jeune
garçon, peu m’importe ses engagements, est une bien triste nouvelle. Elle doit mobiliser tous les gardiens de notre démocratie, pour permettre de la renforcer. En effet, au-delà des faits, qui
devront être éclaircis par la nécessaire procédure judiciaire, il y a bien notre vouloir vivre ensemble qui est en jeu. Le dialogue, la tolérance, la solidarité, la liberté d’expression, je dirai
même la fraternité qui n’est pas un vain mot, ont un sens dans notre cadre républicain. En France, la haine ne doit et ne peux l’emporter. Je sais qu’elle trouvera toujours des personnes sur son
chemin pour la combattre.
Par jean-paul fournier
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Mercredi 5 juin 2013
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Par jean-paul fournier
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Mercredi 5 juin 2013
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/2013 11:55
Certes, l’heure est à la réforme et aux économies. Mais dans la multitude de réduction de dépenses que le Gouvernement pouvait
imaginer, je pense notamment au renoncement des embauches massives de fonctionnaires dans l’Education nationale, il a été fait un choix totalement inique. Non seulement, la baisse du quotient
familial fragilise le pacte social, né de la Seconde Guerre mondiale et du Conseil national de la Résistance, laissant la porte ouverte à la création d’une santé à deux vitesses, mais elle donne
un coup très dur au pouvoir d’achat de nombreuses familles de France. En effet, cette régression sociale ne va pas toucher que les familles dites aisées, mais bien les classes moyennes, qui sont
au cœur de la société française.
Ainsi, c’est toute notre politique familiale, et donc le taux de fécondité le plus élevé d’Europe, qui va souffrir. Plus
largement, la baisse du quotient familial engendre une hausse des impôts pour de nombreux foyers français, réduisant automatiquement la consommation des ménages. La décision va donc déstabiliser,
encore un peu plus, la croissance du pays.
Alors que le Président de la République, s’était engagé à ne plus le faire, il a augmenté les impôts. Cette nouvelle
fragilisation de la parole présidentielle se double d’une remise en cause de la politique familiale. Pourquoi, dans des périodes aussi troublées, abimer ce qui marche ? Une nouvel énigme de
la présidence HOLLANDE…
Par jean-paul fournier
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